Acte 4
Le bunker. Explosions sporadiques plus proches. Salle des cartes. Les 2 SS de part et d’autre de la porte. Au mur, Günsche remplace la carte de l’Allemagne par la carte de Berlin.
Burgdorf.- Avant le regard embrassait toute l’Europe. Maintenant, l’œil distingue les Berlinois aux balcons. Ce qui veut dire que l’avion est en train de s’écraser.
Krebs.- Vous avez mauvais esprit, Burgdorf.
Burgdorf.- Pardon, je n’ai pas l’intention de sauter en parachute, je suis prêt à m’écraser avec tout le monde.. ..Devant le peloton d’exécution, un officier accepte-t-il qu’on lui bande les yeux, ou demande-t-il à garder les yeux ouverts ?
Entre Hitler. Entre Bormann, porteur d’un télégramme.
Bormann.- Führer, par la poste un télégramme du Reischsmarschall Göring. (lisant) Mon Führer, étant donné votre décision de rester dans Berlin assiégé pour défendre la capitale, êtes-vous d’accord pour que je prenne en main la direction du Reich, en vertu de la loi de Succession du 29 juillet 1941 ? Si je ne reçois rien de vous avant 22 heures, je devrai croire que vous êtes privé de votre liberté d’action, et qu’il sera de mon devoir d’agir comme il me semblera bon. Hermann Göring.
Hitler.-(haussant les épaules) Grand bien lui fasse.
Bormann.- D’après le SD, son avion l’attend, prêt à décoller, pour rejoindre Eisenhower et lui proposer l’armistice. S’il parvient à ses fins, les armées de l’air, de terre et de mer déposeront les armes. Nous serons ici seuls, comme de pauvres canards perdus.
Hitler.- C’est vrai. (décidant de se mettre en colère, haut) Gros porc. Fat fat. Quand nous, nous implantions des colonies à l’Est, le gros triplait ses colonies de lard à son Sud. Lesté de graisse à fond de cale, il a été à la fin tellement plus lourd que l’air, qu’il n’est plus arrivé même plus à décoller. Télégraphiez : En raison de sa trahison, le Führer prive le Reichsmarschall Göring de ses droits de succession. Il ne le condamnera cependant pas à la peine capitale, s’il se démet de ses grades et fonctions pour raisons de santé. Réponse immédiate exigée.
Sort Bormann.
Entre un radio.
Le radio.- (lisant la note) Communiqué de l’Agence Reuter, confirmé par Stockholm : On apprend que le Reichsführer Himmler a entamé des négociations avec le Comte Bernadotte, vice-Président de la Croix-Rouge par l’intermédiaire du consul de Suède à Berlin. Il aurait offert la capitulation de l’Allemagne en échange de la libération de prisonniers des camps de concentration.
Hitler.- (éclatant de rire) L’éleveur de poulets s’est poussé une crête, il se veut coq. Il a arraché une plume à son croupion et s’en est fait un panache à sa casquette. Il devrait savoir que rien n’est plus difficile que de nettoyer des taches de sang.
Rentre Bormann porteur d’un télégramme.
Bormann.- (lisant le premier) Le Reichsmarschall Göring s’est démis de ses fonctions.
Hitler.- (criant) Aux arrêts de forteresse. Vos SS répondront de sa vie sur la leur. Ordre à l’Amiral Doenitz d’arrêter Himmler et de le passer par les armes.
Sort Bormann.
Hitler.- (à Krebs) Convoquez le général d’aviation Ritter von Greim. Je veux le nommer chef de la Luftwaffe, à la place du traître Göring. (Sortent Krebs, Burgdorf. )(off) Bourrer le mou. Bourrer le mou. Il sort.
Plus tard. Le bureau de Hitler. Hitler, à son bureau rêve devant la maquette de Linz. On frappe, entre Günsche.
Günsche.- Le général de la Luftwaffe Greim vient d’arriver, Führer. Son pilote Hanna Reitsch demande à être reçue.
Hitler se lève. Entre Hanna Reitsch.
Hanna Reitsch.- Hanna Reitsch se croit chez son Führer comme chez elle : elle a mobilisé son antenne chirurgicale. Le Général Greim a été blessé pendant le vol par un éclat d’obus. Elle a demandé à son chirurgien de l’opérer.
Hitler.- Hanna Reitsch a bien fait.
Hanna Reitsch.- (elle s’agenouille devant Hitler et lui baise les mains)Honneur, bonheur : mes yeux voient le Führer. Homme plus qu’homme, mon Führer a fait ce qu’aucun homme sur terre a jamais fait : il a libéré l’homme et la femme de l’humiliation séculaire. D’une religion inhumaine, qui méprisait et haïssait l’homme, il a fait une religion d’amour qui l’aime, l’exalte et le glorifie. Il a fondé la première religion positive : il a fait l’homme homme, la femme femme, et tous les deux il les a mis debout sur leur terre. (elle lui baise les pieds) La femme, la première, doit au Führer son infinie reconnaissance. Il l’a libérée de toute domination, de celle de ses père, frère, mari, confesseur. Si elle peut vivre libre, c’est grâce au Führer. ..(sur ses genoux, se dressant droit) .. Führer, des Allemands il y en aura toujours, mais un Hitler il n’y en aura jamais qu’un. Entrez en dissidence. Celui qui est assailli de toutes parts se réfugie en lui : vous êtes assiégé de tous côtés, fuyez en Argentine. Pour votre patrie expatriez-vous. Que chaque Allemand, dans son malheur, sache que vous existez au loin, et il vous priera dans le secret de son cœur. Soyez celui qui est là-bas, et à qui pense celui qui est ici.
Hitler.- (la relevant) C’est une chose, hélas, à laquelle, je ne peux pas me résoudre. .. .. Je n’ai jamais quitté l’Allemagne, Hanna. Il ne s’est pas passé un seul jour de ma vie, que je n’aie entendu parler allemand. Chez soi, la nuit venue, dans le noir, on n’a pas besoin d’allumer la lumière, on ne risque pas de se cogner, on sait la place de chaque chaise, de chaque table, de chaque commode : en Allemagne, je connais par cœur mes Allemands : je sais exactement à quoi m’en tenir avec chacun. A l’étranger, qu’est-ce que je serais ? Un émigré : ignorant de la langue, des lieux, des gens. Je serais sans cesse à me tourner de peur d’un coup. Entre mourir de la main d’un autre, Dieu sait où, et mourir de la mienne, à Berlin, comment pourrai-je hésiter ?
Hanna Reitsch.- Si vous mourez de votre main, Führer, je fais le voeu de mourir de la mienne.
Entre, par la porte de côté Eva Braun, portant un plateau avec deux tasses, du chocolat chaud, des viennoiseries, que, voyant Hanna Reitsch, elle pose surf la table basse.
Hitler.- (présentant) Eva, Hanna Reitsch, capitaine d’aviation, pilote d’essai, as de la Luftwaffe. Notre Reine des Amazones : la Nouvelle Allemande. La femme a accouché d’elle et s’est mise au monde. Autant l’homme est hésitant, timide, irrésolu, autant la femme est déterminée, sûre d’elle. La femme a doublé l’homme et a pris sa tête.
Eva Braun.- (tendant la main à Hanna Reitsch) Je rêvais de piloter des avions, moi aussi.
Entre le général Greim, le pied bandé et sur une talonnette de plâtre, marchant péniblement à l’aide d’une canne.
Hitler.- Général, un importun éclat d’obus était entré dans votre pied sans votre permission.
Greim.- Votre chirurgien l’en a chassé, je suis de nouveau chez moi. (il essaie de saluer) Heil Hitler.
Hitler.- Général. Hitler est embarrassé. Un silence. (qui prend un air embarrassé).. .. Les paroles, que j’ai à vous dire, honteuses, rougissant d’elles, osent à peine se dire. Mes premiers compagnons, qui étaient mes autres moi, m’ont trahi. Le Reichsmarschall Göring, chef de la Luftwaffe, mon héritier et successeur si je défaillais, a failli : il tenait prêt son avion, non pour défendre son Führer, mais pour voler vers Eisenhower négocier la reddition de l’Allemagne. Aussi, j’ai dû démettre ce traître de ses charges et fonctions. Heureusement qu’il me reste des fidèles. Greim, je vous nomme chef de la Luftwaffe à sa place.
Greim.- Je suis honoré de votre confiance.
Hitler.- Général, je vous donne pour mission de rallier tous les avions en état de voler, et de faire sauter le verrou qui enferme Wenck dans la poche de Potsdam. Il faut qu’il puisse se porter au secours de Berlin.. .. Quant au 2ème traître, Himmler, l’adolescent bigleux, au visage piqué de comédons enflammés, qui adore la nuit profaner les tombes, il cherche à négocier avec les Américains. Vous ordonnerez à l’amiral Doenitz de l’arrêter et de le faire fusiller.
Greim.- A vos ordres.
Hitler.- Allons étudier la carte.
Hitler entraîne Greim vers la salle des cartes, Hanna Reitsch va attendre dans le couloir central.
Le couloir central. Hanna Reitsch paraît, s’assied sur un canapé. Sort Bormann de son bureau.
Hanna Reitsch.- Reichsleiter Bormann.
Bormann.- Capitaine.
Hanna Reitsch.- Qu’est-ce que c’est que cette Eva Braun, qui sort de la chambre du Führer comme d’une boîte ?
Bormann.- L’amie du Führer.
Hanna Reitsch.- L’amie ?
Bormann.- L’amie de cœur.
Hanna Reitsch.- La petite amie ?
Bormann.- Si vous voulez.
Hanna Reitsch.- Depuis quand ?
Bormann.- Depuis toujours.
Hanna Reitsch.- Mais elle a l’air d’une vendeuse.
Bormann.- Mais c’est une vendeuse. Elle travaillait dans le magasin de Hoffmann, le photographe.
Hanna Reitsch se détourne de lui. Bormann entre dans la salle des cartes.
Hanna Reitsch.- (off) Siegfried le guerrier, Parzifal le chaste, renonce au monde pour l’Allemagne, et il s’apparie à une dinde. Je croyais trouver un homme plus qu’homme, et je découvre un petit bourgeois : pendant que dans son petit fauteuil il lit son petit journal, sa petite femme lui prépare un bon petit chocolat chaud bien sucré et de bons petits gâteaux, et ils passeront tous les deux une bonne petite soirée à faire une bonne petite réussite. J’ai été trompée : je reprends mon vœu.
Sort de la salle des cartes Greim, Hitler, Bormann.
Greim.- (à Hanna Reitsch) Urgent. Ne perdons pas de temps.
Tous deux sortent sans se retourner. Htiler leur fait en vain un dernier signe de la main.
Hitler.- (pour détourner l’attention, à Bormann) J’y pense. Fegelein. A la tête d’un commando de SS, Fegelein va m’enlever, comme Skorzeny Mussolini, pour qu’Himmler ait une monnaie d’échange pour son rachat. Où est Fegelein?
Bormann.- Je ne sais pas. Je ne l’ai pas revu.
Hitler.- (criant) Eva.
Sort Eva chez elle.
Hitler.- Où est ton Fegelein ?
Eva Braun.- Il est si peu mon Fegelein, que je ne sais pas où il est.
Hitler.- .. Ca te flatte d’être flattée par ce bellâtre ? Tu ne vois pas que c’est un tas de boue ? Qu’il ne s’est servi de vos marches que pour monter jusqu’à moi ? ..(pointant le doigt sur elle)L’huître ferme ses dures valves par un muscle puissant, elle est si difficile à ouvrir qu’on s’y blesse : mais dans un bain trouble, elle s’ouvre d’elle-même. Devant lui, tu fleuris, tu t’épanouis.
Eva Braun.- En passant, quelqu’un que je connais me salue, me sourit : je lui réponds par un salut et par un sourire.
Hitler.- (à Bormann) Trouvez-moi cette nèfle blette.
Eva Braun rentre chez elle.
La chambre d’Eva Braun. Le téléphone sonne, Eva décroche.
Eva.- Oui ?
La voix du radio.- Quelqu’un vous appelle, Melle Braun.
Eva.- Passez-le moi.
La voix de Fegelein.- Eva ?
Eva.- Oui ?
La voix de Fegelein.- Hermann Fegelein à l’appareil. Pour Dieu, Eva, la machine est folle, ni le frein ni l’accélérateur ne répondent plus, sautez avant qu’il soit trop tard. Eva, je vous supplie, au nom de votre beauté, ne soyez pas votre propre vandale. Ils vous entraînent vers les bas fonds, coupez vos liens, comme un bouchon remontez à la surface. Partez avec moi.
Eva Braun.- Non. Partez, vous, Hermann. Dieu sait quel souvenir charmant vous laisserez derrière vous. Rien ne plaît plus à une femme que de plaire à un homme qui plaît aux femmes. Savoir que sur le marché des esclaves, un riche émir est prêt à enchérir sur elle plaît à la femme la plus honnête. Vous avez été une gentille récréation entre des devoirs bien ingrats.
La voix de Fegelein.- Eva, ayez pitié de vous.
Eva Braun.- Le seul reproche que je vous ferai, c’est que vous êtes trop cynique. Un peu de piment ajoute au goût, trop emporte la bouche, met la gorge en feu. Adieu, Wilhelm.
La voix de Fegelein.- Eva. Elle raccroche.
La salle radio, porte ouverte. Le radio, Bormann.
Le radio.- Führer, (entre Hitler) j’ai localisé de lieutenant-colonel Fegelein. Il vient de téléphoner à Melle Braun. Il est chez lui, Bleibtreustrasse.
Hitler.- Où il habite ?
Bormann.- Bleibtreustrasse.
Hitler.- (éclatant de rire) La loyauté est mon honneur. Pauvre Gretl. (De la porte vers le couloir central, appelant) Günsche. (montrant de la main l’étage supérieur) Ordonnez au lieutenant Kaltenhuber, de me le ramener mort ou vif. Sort Hitler.
Un peu plus tard. La salle radio, porte ouverte. Le radio à l’écoute. Bormann.
Le radio.- (faisant un signe de la main) Lieutenant Kaltenhuber, au rapport.
Entre Hitler.
Bormann.- Bormann. Je vous écoute.
La voix du lieutenant.- Le lieutenant-colonel Fegelein est entre nos mains. Il a été trouvé en compagnie de la femme juive d’un diplomate hongrois interné dans un camp. Il avait sur lui un passeport, tamponné d’un visa suisse. Dans son paquetage, ont été répertoriés : 300 pièces d’argenterie, des bijoux, des montres en or serties de diamants, des chronomètres en or, des boutons de manchette en or, des brillants, 3 000 francs suisses, 100 000 RM.
Hitler fait un geste.
Bormann.- Amenez-le sur le champ, lieutenant, sur votre tête.
Hitler et Bormann sortent.
Un peu plus tard. Le couloir central. Paraissent le lieutenant Kaltenhuber, Fegelein menottes aux mains, fers aux pieds, les 2 SS.
Fegelein.- (off) Imbécile que je suis. . .. Je les prenais tous pour des jobards : l’un d’eux ne l’a pas été, du coup, c’est moi qui le suis. Quel cynique peut se vanter d’être un cynique parfait ? Le péché de la vanité le tente sans cesse. … .. Il n’y a qu’une chose, qui puisse me rattraper, c’est nier. Le criminel endurci nie contre toute vraisemblance, il est innocenté ; l’innocent, de guerre lasse, avoue contre toute vraisemblance, il est condamné. Nions, nions, nous sèmerons toujours le doute.
Entre Hitler, une cravache en main.
Hitler.- (de la cravache, il lui fait sauter la casquette) Sale morpion. Ton lieu de prédilection : le bas-ventre. Les toisons pubiennes : ta résidence principale. Entre urine et fèces, entre pissotière et tartissoires, c’est là où tu gîtes. La partie faible de l’homme, c’est la femme, la partie faible de la femme, c’est boîte à couture, boutons et boutonnières : là tu es à l’aise, Hercule mou. Pauvre type. C’est sur leurs arrières que tu as fait la guerre, c’est là que tu as gagné tes feuilles de chêne d’argent. Pou.
Fegelein.- (tombant à genoux) Pardon, Führer. Je fais amende honorable. J’avoue. Tout ce dont vous m’accusez est vrai. Je suis tel que vous le dites. J’en fais confession sincère. (tombant, le front à terre) J’apostasie mon hérésie. Je me convertis à la vraie foi. Vous avez à vos pieds, Führer, un croyant qui jure serment de fidélité.
Hitler.- Et il continue. Tu me prends pour un Himmler, un Bormann, un Burgdorf, une Eva Braun ? Pour me cuire à point, me rouler dans la farine, et me passer dans la poêle à frire, comme tu me sous-estimes.. .. Et vois comme tu es un cynique au petit pied : tu avoues pour me flagorner, mais en avouant, tu te condamnes toi-même. Imbécile. (il lui arrache ses galons, fort) Capitaine Kaltenhuber.
Kaltenhuber.- (claquant des talons) Führer.
Hitler.- Je vous institue cour Martiale. Himmler, traître et déserteur, a cherché à traiter à l’ennemi. Son aide de camp Fegelein s’apprêtait à trahir et déserter à l’ennemi, comme son chef. Je vous laisse juger selon votre conscience.
Kaltenhuber.- La désertion à l’ennemi en temps de guerre est punie de la peine capitale. Le lieutenant-colonel est votre parent, Führer.
Hitler.- Quel traître serais-je moi-même, si j’invoquais la parenté pour amnistier un traître.
Kaltenhuber et les SS lèvent Fegelein, et l’emmènent dans une salle de débarras. Hitler attend dans le couloir central.
Un peu plus tard. De la chambre de débarras, sortent Kaltenhuber, Fegelein, les 2 SS.
Fegelein.- (criant et continuant de crier même auand ils sont sortis) Je ne désertais pas à l’ennemi.C’est faux. (sort dans le couloir Eva Braun) Je n’étais pas de la conjuration du Reischfûhrer. Je ne trahissais pas l’Allemagne. La Cour Martiale m’a accusé et condamné à tort. Je suis coupable d’un délit d’escroquerie, justiciable du tribunal correctionnel, passible d’une simple peine correctionnelle. C’est la Cour Martiale qui est criminelle, de m’incriminer pour un crime que je n’ai pas commis. Führer, entendez mon aveu : je suis un petit escroc, lâche, de petite envergure, incapable d’un si haut crime, que celui de trahison. Je sollicite la grâce que vous m’envoyiez dans un camp de concentration, comme droit commun.
Hitler.- Un ver de terre haché : ses tronçons sanglants tordent leur moignons suppliants.
On entend une salve, puis un coup de revolver séparé. Hitler sort, regardant Eva Braun.
Eva Braun.- (off) L’éphémère libellule, au beau corps élancé, aux belles ailes arachnéennes s’apparie au crépuscule, et meurt avant la nuit.
Rentre Eva Braun.