Acte 3
Le bunker.
On entend des explosions plus proches. Antichambre du bureau de Hitler. Entrent Göring, Goebbels, Himmler, Speer, Krebs, Burgdorf, tous chargés des paquets enveloppés dans du papier-cadeau. Au bout d’un instant, la porte du bureau s’ouvre. Sortent Eva Braun, Fegelein, les secrétaires, qui sortent. Puis entre Hitler, suivi de Bormann, qui se met de côté, et Günsche.
Göring.- (levant la main) Heil ! Longue vie à notre Führer.
Tous.- (levant la main) Longue vie à notre Führer.
Göring.- (sort un papier de sa poche) Führer, chaque année, un arbre s’élargit d’un cerne de plus, chaque année une couronne de plus s’ajoute à la majesté du tronc. Chaque année, l’homme est plus épais, plus entêté, plus obstiné d’une écorce de plus.. .. 56 ans sont faits de 50 et de 6. 50 ans est l’âge où l’homme se libère, l’âge où le génie se révèle : ç’a été l’âge où vous avez déclaré la guerre. 6 ans de plus, et c’est le chiffre de l’homme nouveau. Arrive la 6 ème, c’est l’âge où l’homme persiste et signe. .. ..Les Alpes, Führer, sont une forteresse naturelle, ses parois abruptes sont ses remparts, ses ravins et ses gorges sont ses fossés, ses grottes et ses cavernes sont ses souterrains, le Berghof est son haut donjon. Votre garde rapprochée vous propose de vous y emmener et de vous y défendre.
Hitler.- Si haut que je serai, Reischmarschall, il y aura toujours un pigeon américain, qui volera plus haut que moi, et qui me lâchera sa fiente dessus.
Bormann.- Führer, de l’alternative, prenons plutôt le parti opposé. Rentrons le périscope, immergeons, coupons les moteurs, vidons les ballasts, déposons-nous en silence sur le fond.. .. Autant il est difficile de se distinguer du commun, autant il est facile de s’y fondre. Autant il est difficile de sortir de l’obscurité, autant il est facile d’y entrer. Gommons nos signes particuliers, et nous serons comme tout le monde.. .. Les Alliés n’ont qu’un but : vous faire prisonnier. Frustrez-les de leur victoire : quand ils auront pris le bunker, ils croiront que vous êtes pris, mais vous ne serez plus là. Jugez de leur rage : c’est comme s’ils avaient perdu la guerre pour rien. Sauvez Hitler et le nazisme : engagez la guerre de partisans.
Hitler.- J’aurai beau me terrer. Nos ennemis sont pris contre moi d’une telle haine, qu’ils remueront ciel et terre jusqu’à ce qu’ils m’aient. Croyez-vous que je veuille finir, nu, dans un marais, comme Charles le Téméraire ? .. (il les regarde tous) Plutôt que mourir de mille morts de Dieu sait quelles mains, Dieu sait où, je préfère de mille fois mourir d’une seule de la mienne, à Berlin.
Göring.- J’insiste, Führer, nous pouvons vous sauver. (il lui offre son cadeau) Bon anniversaire, mon Führer.
Hitler fait un signe à Günsche, qui prend le cadeau. Tous serrent la main de Hitler, Gûnsche prend de chacun son cadeau. Himmler se détache du groupe et s’avance vers Hitler, et lui tend son cadeau, qui a la forme d’une boîte.
Himmler.- Ce sont les ampoules que vous m’avez demandées. Dans chaque étui, il y a une ampoule : on en casse un bout, on le met en bouche, et on casse l’autre bout.
Hitler.- C’est ?
Himmler.- De l’acide prussique.
Hitler.- On souffre ?
Himmler.- A peine la souffrance naît-elle, qu’elle meurt. Elle n’a pas le temps de voir le jour.
Göring.- (gêné) Vous me pardonnerez, si je vous quitte, Führer. Le service du Reich me réclame.
Himmler.- (gêné) Permettez que j’aille pour poursuivre la lutte, Führer.
Hitler.- (off) Ne croyez pas que vous en réchapperez. Avec les traces de sang que vous laissez derrière vous, ils vous courront jusqu’à l’hallali. (haut) Speer.
Tous sortent.
Hitler.- (à Speer)Mon seul ami. Dites-moi ce que dois-je faire. Finir la guerre en m’achevant, la poursuivre en partisan
Speer.- Comme une pièce de théâtre, une vie fait un tout, Führer : elle a un début, une suite et une fin, et la fin fait partie de la pièce, comme la suite et le début. Celui qui maîtrise sa vie, doit maîtriser aussi la fin de sa vie. .. .. Pensez aussi à une chose. Si vous n’êtes plus, vous ne serez ni pris, ni jugé, vous serez donc présumé innocent, mais si vous êtes encore, vous serez pris, jugé, condamné comme assassin, ennemi public n°1, tueur en série, honteusement pendu. Soyez dans la dernière forteresse, le dernier combattant, et vous vous survivrez immortel dans la mémoire des peuples.
Hitler.- Merci. Hitler serre la main à Speer qui sort. (à Günsche) Günsche, je ne veux voir personne.
Hitler rentre dans son bureau.
Dans le couloir central. Krebs, Burgdorf , Fegelein. Eva Braun va vers eux.
Eva Braun.- Est-ce ainsi, tristement, que nous fêterons l’anniversaire du Führer ?
Fegelein.- J’aurais une proposition. Celui qui, dans un’immeuble laid d’une rue laide d’une banlieue laide, habite un logement laid, pour ne pas enlaidir en plus son dimanche, que fait-il ? Il s’habille, prend le tram, va au centre séjourner quelques heures dans les belles rues, les belles places, meublées de beaux palais, de beaux hôtels, de beaux magasins, et il aura embelli son dimanche.. .. Si nos corps et nos esprit changeaient d’étage ?… .. Si nous organisions un bal ?
Eva Braun.- (applaudissant) Génial. Allons jouer le beau jeu de la jeunesse et de l’amour : allons danser. La frivolité dans les moments menaçants est une marque de courage. Ouvrons un bal, en haut dans la grande salle.. ..Bormann, occupez-vous du champagne, général Burgdorf des gâteaux, Günsche des verres, faites-vous aider par le général Krebs. Fegelein montez le gramophone et les disques : n’oubliez pas Blutrote Rosen erzählen dir von Glück. Je vais inviter les secrétaires et le docteur Morell.
Tous s’égaillent, pour finir par monter à la surface. On entend au loin de la musique de danse.
Paraît Hitler dans le couloir central. Il va au pied de l’escalier, écoute la musique.
Hitler.- (off) Où est l’amour dont elle m’assurait ? Elle danse je sais bien dans quels bras : ne sait-elle pas qu’elle me torture ? Où est leur crainte ? Où est leur respect ? Ils ne savent pas que ma rage a encore quelques capacités de nuisance.
On entend hurler une sirène, les bruits d’une escadrille qui vole très haut, et, soudain une bombe exploser en haut, la poussière descendre l’escalier. Cris, pas pressés, la musique s’arrête.
Hitler.- (éclatant de rire, claquant des mains, sautant en l’air) Merci, Oncle Sam.
Hitler rentre précipitamment chez lui, on l’entend encore s’esclaffer, son rire s’éteindre, on entend des pas précipités dans l’escalier.
La salle des cartes. Hitler.Goebbels arrive en courant.
Goebbels.- (enthousiaste, Hitler levant les yeux vers lui) Führer. Roosevelt l’hémiplégique est mort. L’impotent est impuissant. Mort de ses jambes, il est aussi mort du reste. Cramponné au pouvoir de ses bras valides, il a lâché prise. Vous savez comme les démocraties sont de merveilleux caméléons, comme facilement elles s’abjurent et se parjurent, comme facilement un nouveau gouvernement renie l’ancien. L’opposition américaine est opposée à cette guerre coûteuse en argent et en hommes. Le président meurt, la guerre va mourir avec lui.
Entrent Krebs et Burgdorf.
Krebs.- Führer, le 273° régiment d’infanterie américaine et la 58° division de la garde soviétique ont fait leur jonction sur la Vistule.
Goebbels.- Enfin, chacun a en face non plus le portrait de la fiancée, mais la fiancée en chair et en os. C’est le mariage de la carpe et du lapin : parions que le lapin n’ait pas envie de baiser la carpe.
Entre un radio.
Le radio.- Führer, les Russes ont pris Vienne.
Un deuxième.
Le deuxième.- Führer, les Américains ont pris Essen.
Hitler.- (à Krebs) Il y a un risque que l’Allemagne soit coupée en deux. Téléphonez à l’amiral Doenitz que je lui confie la moitié Est de l’Allemagne, au maréchal Kesselring la moitié Ouest. Sort Krebs.
Hitler.- (off) Ne pas les laisser réfléchir. ( haut, à Burgdorf) Que fait le groupe d’armées Henrici ? Où est Wenck ? Qu’est ce qui arrive à la IX° armée ? Qu’en est-il du dégagement de Berlin ? Demandez à Keitel de répondre à ces 4 questions.
Sort Burgdorf.
Entre le deuxième radio.
Le radio.- Führer. Dresde n’est plus qu’un champ de gravas, un amoncellement de pierres, les rues sont devenus des sentiers entre des ruines.
Hitler.- (off, applaudissant, levant la tête vers le ciel) Magnifique. Que ça me plaît. Détruisez tout. Rasez tout. Que les villes allemandes ne soient plus que des tracés de rues entre des éboulis de pierres. Donnez-vous en cœur joie. Que l’Allemagne ne soit plus qu’un tumulus, un cairn, qu’une nécropole. Qu’elle soit un Pompéi sous 5 m. de terre. Qu’elle ne soit plus qu’un chantier pour archéologues. Le radio le regarde, sans mot dire. Nous la reconstruirons de neuf, soldat.
Entre Burgdorf.
Burgdorf.- Réponse de Keitel aux 4 questions : Henrici a été contraint de reculer. Wenck avance en direction de Berlin. Nous ne savons rien de la IX° armée.
Hitler.-(off) Ne pas le laisser penser. (haut) Allons étudier les cartes.
Sortent Hitler, Burgdorf vers la salle des cartes.
Couloir central. Goebbels est resté dans le couloir central.
Goebbels.- (off, allant et venant) Plus le temps passe, plus l’Allemagne nous abandonne, et plus je m’aperçois, combien nous, les nazis, nous sommes les dindons de la farce. L’Allemagne voulait simplement que quelqu’un siffle le rassemblement, la mette en rangs, à quoi un caporal a suffi, après quoi elle est allée toute seule. Nous n’avons que tourné la manivelle et lancé le moteur, après quoi la voiture a roulé d’elle-même. Ce qui fait qu’à l’Allemagne sont allés victoires, gloire, triomphe, et que dégâts collatéraux, excès, abus, horreurs, atrocités, défaite sont pour notre pomme, à nous nazis. Dès qu’ils ne sont plus utiles, ils envoient leur petit caporal corse finir au loin sur un caillou, la main sur son cancer, leur petit caporal autrichien en bas dans son bunker, sa main folle dans sa poche. Les politiques croient qu’ils mènent le pays, et ils s’aperçoivent en fin de compte, qu’ils ne mènent le pays que jusqu’où le pays veut bien. (se faisant un Knicks) Les politiques, Goebbels, sont les vaniteux les plus imbéciles du monde.
Il sort.
Dans le couloir, Fegelein attendant. Gretl Braun descendant de l’extérieur.
Fegelein.- (allant vers elle) Avantage d’une vie séparée. Ma femme me donne rendez-vous, j’ai du plaisir à m’y rendre.
Gretl.- Wilhelm, votre plaisir a conçu lui-même votre déplaisir. (embarrassée) Il n’a pas été nécessaire de trop m’aimer, vous n’avez que trop bien réussi. (baissant les yeux) J’attends un événement qu’on dit heureux.
Fegelein.- Non ? Non pas qu’on dit heureux, qui est heureux. (enthousiaste, la prenant dans les bras, la faisant tourner) Vous ne pouviez m’annoncer meilleure nouvelle. Vous avez fait un neveu à son tonton. Gretl, la poule à l’œuf d’or. Il me voyait de travers : voilà qui va redresser sa vision. De mes bourses, que voilà un paquet bien placé. Gretl, de ce pas, va l’annoncer à ta sœur : je veux que le Führer le sache par son Eva. Va, va.. (poussant Gretl, off) A force de coucher, Fegelein, jusqu’où ne monteras-tu pas.
Ils sortent.
Le bureau de Hitler. Les 2 SS de part et d’autre de la porte. Hitler. Entre Bormann, une pile de lettres en main, qu’il montre à Hitler.
Bormann.- Les Gauleiters, chefs du parti nazi dans les Länder, commencent à douter. A l’Est et à l’Ouest, il y a un certain chaos, et ils laissent faire. Si la tête doute, comment convaincrait-elle le corps à tenir ? Les hommes de foi douteuse ont besoin, comme St Thomas, de toucher les plaies de leurs mains. Vous devriez ranimer leur foi
Hitler.- (off) Je sais ce que je vais faire : je vais leur vanter nos nouvelles et terribles armes, .. .. (riant, levant l’index) qui n’existent qu’à l’état d’ébauches sur le papier ou de prototypes. (haut) Vous êtes de bon conseil. Je leur parlerai.
Sort Bormann.
Plus tard . Dans la Nouvelle Chancellerie, la grande salle, relativement épargnée. Les Gauleiters, moroses, entrent. Entre Hitler, voûté, le pas traînant, la main tremblante.
Tous.- (vibrant) Heil Hitler. Hitler s’assied, ostensiblement, montre sa main tremblante.
Hitler.- Gauleiters. Certains d’entre vous, en 1ère ligne, inquiets, s’interrogent : que fait l’arrière. Quoique secret, pour dissiper leurs inquiétudes, je vous dévoilerai ce que fait l’arrière, à condition, qu’en retour, vous me juriez de garder le silence, tellement la surprise, en guerre, est un facteur décisif. Dites : nous jurons.
Tous.- (unanimes, avec force) Nous jurons.
Ostensiblement, Hitler essaie de se verser d’une main tremblante de l’eau d’une carafe dans un verre, en vers la moitié à côté, essaie de porter le verre à sa bouche, il n’y parvient pas, il le repose.
Hitler.- Je vais vous dévoiler le secret du secret. Apprenez que, dans nos usines souterraines, nos ingénieurs et nos ouvriers travaillent d’arrache-pied à la fabrication: pour la Kriegsmarine, de deux sous-marins, équipés de schnorchels et de radars, un lourd de type XXI, un léger de type XXIII ; pour la Luftwaffe, d’un chasseur Me 110 au radar intégré, d’un bombardier Me 262 propulsé par deux moteurs à réaction ; pour la Wehrmacht, de deux blindés, un char lourd Tiger, un char léger Panther ; je n’oublie pas les fusées à longue portée V2, chargées de bombes, qui montent jusqu’à la stratosphère. Comme un orage dans un ciel d’été, je veux frapper massivement, au moment où l’ennemi ne s’y attend plus, le coup le plus définitif possible. Chaque jour de plus où vous résisterez, sera un jour supplémentaire pour la fabrication de notre puissance de feu. C’est celui, de nos ennemis ou de nous, qui remportera la dernière bataille qui gagnera la guerre. N’oubliez jamais que tout sera sauvé, à la minute peut-être où penserez que tout est perdu. .. (se levant) Sieg heil.
Tous.- (debout, vibrant) Sieg heil.
Htiler.- (debout) De votre foi fondée, de votre espoir raisonné, je vous confie la mission de convertir le peuple à une foi aveugle, à un espoir fou… ..Sermonnez-le. Prêchez lui l’abnégation et le sacrifice. Dites-lui que le don de soi est la plus haute vertu. (il se lève) Allez et prêchez par toute la nation.
Tous.- (vibrant) Heil Hitler.
Hitler.- (off, riant) Les hommes sont des vessies, qu’on gonfle de vent comme on veut.
Hitler salue et sort. Les Gauleiters enthouiastes sortent.
Le bunker.
La cuisine-salle à manger du personneL Traudl Junge prépare le repas d’Hitler. Greta Schoeder apporte deux plateaux-repas. Elle met la table.
Traud Juge.-Il s’est inventé, créé, mis au monde, à lui seul, tout seul ; tout seul, à lui seul, il nous a inventés, créés, mis au monde. Il nous a créés de rien, il nous sauvera du rien. Dans la situation la plus désespérée, il est toujours parvenu à faire un miracle. Il faut croire en lui.
Entre Hitler, deux feuilles en main.
Hitler.- Préparez vos valises, Mesdames.Je veux que vous vous sauviez. Un avion part dans une heure vous emmener au Sud. Voilà vos ordres de mission.
Traudl Junge.-Parce que vos secrétaires ont pour toutes armes une machine à écrire, et qu’elles sont des femmes, vous les croyez assez lâches pour vous abandonner ?
Hitler.- (une larme lui venant à l’oeil, il l’essuie) Plût à Dieu que mes soldats aient autant de courage que mes secrétaires.
Il s’assied. Elles le servent. Tous les trois mangent.
Hitler.- Je sais ce que vous pensez de la situation. Vous qui vivez près des choses, on ne vous en fait pas accroire. Je confirme ce que vous pensez : la guerre est perdue.
Traudl Junge.- (off, raidie) Il plaisante ? Il nous met à l’épreuve ?
Hitler.- Je suis ce que vous avez bien constaté que je suis un homme comme tout le monde. Je suis certain que vous m’avez toujours donné les proportions normales, les humaines. Je vous avoue que cela ne me déplaît pas de me reconnaître devant vous comme votre égal.
Traudl Junge.- (off) Le magicien, auteur de tant de prodiges, avoue qu’il est un charlatan. Si quelqu’un pouvait nous sauver, c’était lui. Il ne peut pas se sauver plus que nous. Pauvre de nous. Un silence.
Ils mangent.
Hitler.-Vous avez choisi librement de finir avec moi, je veux vous prouver ma reconnaissance. La décision de finir est déjà éprouvante, je veux vous ôter ce qui fait qu’elle est insupportable : la fin elle-même. (Il sort de sa poche deux étuis) L’acte de la fin sera si bref, que ce sera comme s’il n’était pas.
Il leur donne, elles prennent.
Greta Schroeder.- Sans doute, le Führer, lui, considèrera-t-il de son honneur de tomber, au combat, avec son dernier carré ?
Hitler.- (montrant sa main tremblante) Avec ça ? Je ne peux même plus tenir un pistolet. Et si je suis blessé, est-ce que suis sûr de trouver quelqu’un qui acceptera de m’abattre ? Je ne peux pas courir le risque de tomber vivant entre leurs mains. Hitler sort.
Traudl Junge.- (jetant l’étui, dans la poubelle) Des clous, mon ami. Gardez votre mort aux rats pour vos gros rats gris d’égout. Je laisse filer votre train vers le terminus, moi, je descends.
Elles sortent.