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16. (c) Hitler (fin)

Acte 2

Le bunker. On entend des explosions lointaines et sporadiques Le couloir central. Guderian fait les cent pas nerveusement. Descend de l’escalier vers la surface Ribbentrop, qui continue de marcher.

Guderian.- (allant vivement à lui) Mr le Ministre des Affaires Etrangères. Mr le Ministre, rappelez-vous comme le feu avait mis de la peine à prendre : à force que vous avez alimenté, soufflé, fourgonné, il a si bien pris enfin, c’est devenu un tel brasier, que le feu s’est étendu à la maison. Ne pensez-vous pas que le moment est venu de l’éteindre ?.. … ..Il faut avoir ce courage entre les courages : celui de se faire humble. Avouer l’échec, abandonner l’entreprise et débuter autre chose, c’est la sagesse. Vous avez poussé le Führer tant qu’il gagnait : maintenant qu’il perd, acceptez de le retenir. Le devoir pour un liquidateur, c’est de sauvegarder l’entreprise, de maintenir l’activité et l’emploi : il est urgent de déclarer l’entreprise en cessation de paiement.. ..Sauvez l’Allemagne, Mr le Ministre, persuadez le Führer de négocier avec les Alliés.

Ribbentrop.- Savez-vous, général, quelle est la différence entre vous et moi, c’est que pour moi la fidélité au serment est encore un devoir.

Ribbentrop entre dans la salle des cartes. Peu de temps après.

La voix de Hitler.—(hurlant) Qu’est ce que j’entends ? Un Chef d’Etat-Major général, nommé par le Chef de l’Etat, dit au Ministre des Affaires Etrangères, que la guerre est perdue, et lui demande de convaincre le Chef de l’Etat de signer l’armistice avec l’ennemi ? La devise du soldat n’est-elle pas : vaincre ou mourir ? Son devoir n’est-il pas de se battre, jusqu’à ne plus pouvoir se battre ? (appelant) Général Guderian.

Guderian entre dans la salle des cartes.

 

La salle des cartes. Les 2 SS, de part et d’autre. Hitler est debout. Bormann, Goebbels, Krebs, Burgdorf, Ribbentrop sont assis autour de la table.

Hitler.- (off, le regardant en silence) Le parjure, la trahison ont été pour moi un mode de gouvernement. Voyons s’il suivra mon exemple. (haut) Vous m’avez juré fidélité pour la vie : la fin de vie est-elle comprise dans la vie ? Vous seriez fidèle dans la bonne fortune, et pas dans la mauvaise ? Le serment tenu dans des temps heureux serait trahi dans des temps difficiles ? Sans honte, un Chef d’Etat-Major général, trahit sa profession, sa patrie, son Führer : comment peut-il se regarder dans le miroir sans honte ? ..(off) Je t’ai coincé, gothique. (haut) Votre courage a des problèmes de santé, général. Je le mets en congé de maladie. (à Krebs) Général Krebs, je vous nomme Chef d’Etat-Major Général, chef suprême des armées, en remplacement du général Guderian.

Guderian claque des talons et sort.

Hitler.- (allant à la pôrte, hurlant) A l’avenir, quiconque dira que la guerre est perdue, sera considéré comme un traître à son pays, avec tout ce que cela signifie pour lui et pour sa famille. (off riant) Ca roule.

 Hitler interroge Bormann de la tête, en montrant les chaises vides.

Bormann.- (montrant les messages) Reischmarschall Göring, excusé. Ministre Speer, excusé. Reichsführer SS Himmler, sans nouvelles.

Paraît un radio, un message en main. Hitler l’interroge des yeux.

Le radio.- (lisant le message) Roumanie. de Sepp Dietrich, général de la VI ° armée de la Waffen SS. Les bombes des chars, de l’artillerie et de l’aviation soviétiques, hachant la VI° armée faisaient d’elle une tel hachis, que pour que cela ne tourne pas à la boucherie, le général Sepp Dietrich s’est vu obligé de faire retraite.

Hitler.- (hurlant) Et eux. La division Adolf Hitler : débaptisée. La VI° armée : insignes d’argent SS, uniformes noirs, arrachés. Général Sepp Dietrich, dégradé au rang de simple soldat. Toute l’armée, en feld-grau, aux arrêts de rigueur.

Paraît un deuxième radio, un message en main. Hitler l’interroge des yeux.

Radio.- (lisant le message) L’énorme pelleteuse russe a soulevé de sa large pelle dentée les armées de la Vistule du général Himmler, les a jetées sur le côté, et a passé.

 Paraît derrière les radios, Himmler, boueux.

Hitler.- (hurlant) Himmler limogé. Qu’on ne me parle plus de la Waffen SS. Himmler, à la circulation.

Himmler claque des talons.

Himmler.- A vos ordres.

Entre Goebbels, une feuille à la main.

Goebbels.- Führer, Roosevelt, Churchill et Staline viennent de parler à la radio à leurs peuples. Chacun rend compte à son peuple du mandat que son peuple leur a confié. L’Allemagne attendrait peut-être de son Führer la même chose.

Hitler.- Que je m’abaisse à supplier le peuple ? S’il vous plaît, mon peuple, sois gentil, crois en moi un peu ? Si le Führer ne peut plus faire de miracles, croire en lui est une question de foi : est-ce à lui de ranimer cette foi, ou à ses disciples ? La seule tâche du Führer est d’être. C’est à ses disciples d’aller prêcher le monde. Je croyais que cela allait de soi.. .. La séance est levée.

Tous.- Heil Hitler.

ous sortent.

 

La cuisine-salle à manger des secrétaires. Marlène von Exner, passant ses pommes de terre, ses carottes, les mettant dans la casserole de la soupe, puis sortant la tarte aux pommes du four. Entrent Traudl Junge et Greta Schroeder, avec leurs plateaux-repas. Hitler entre, le visage attristé, va vers Traudl Junge.

Hitler.- (gêné, sortant son mouchoir et s’essuyant les mains) Mme Junge, la corneille noire a volé pour vous aujourd’hui à gauche. ..(gêné) ..Votre mari n’est plus. Il a été tué il y a trois jours lors d’une contre-attaque sur le front, en Poméranie. ..(plus que gêné).. Vous savez que je n’y suis pour rien : il n’a cessé de demander le front, il n’a eu de cesse qu’il l’ait obtenu. ..(sortant son mouchoir de la poche et s’essuyant les mains) ..Pauvre Traudl, courte épouse, longue veuve.(il s’approche de Traudl Junge et l’embrasse). Je suis de tout cœur avec vous.

Traudl Junge.-Voulez-vous honorer sa mémoire ? Hans n’aimait pas qu’on parle de lui.

Hitler.- C’est vrai.

Marlène von Exner sert Hitler. Silence. Tous mangent, Hitler mange vite, pas très proprement. Marlène von Exner lui sert la tarte Hitler l’avale.

Marlène von Exner.- Il y a une chose que je ne m’explique pas, Führer, c’est que vous ayez choisi de faire de la politique. Vous êtes artiste jusqu’au bout des ongles, tout le trahit en vous : votre goût, votre courtoisie, vos manières. Si vous aviez dépensé à peindre, la patience et l’obstination que vous avez dépensé à faire l’Allemagne, jugez quel artiste vous seriez.

Hitler.- Melle von Exner, ne me désespérez pas. Vous rongez mon remords..(Un silence) ..Pour vous dire la vérité, à part moi, je me réserve d’y revenir. Pardonnez-moi.

Hitler se lève, salue et sort.

Greta Schroeder et Marlène von Exner vont vers Traudl Junge, et l’entourent de leurs bras.

Marlène von Exner.- Pour ton mari, nous partageons ton chagrin, Traudl.

Traudl Juge.- (ôtant leurs bras, mais les tenant dans ses mains) Il n’y a rien à partager, parce qu’il n’y a pas de chagrin..Comme il trouvait la force de gravitation du Führer trop puissante, et qu’il voulait penser par lui-même, Hans, qui était un camarade, avait demandé à plusieurs reprises au Führer de partir pour le front. Chaque fois, le Führer avait refusé. Comme nous savions que le Führer ne tolérait à son service que des célibataires, que la seule façon de retrouver son indépendance était de se marier, par amitié pour Hans, je lui ai proposé de nous marier en blanc. Nous avons annoncé au Führer nos fiançailles. C’était compter sans le côté marieur du Führer, il nous a pris au mot, nous a offert la noce et nous a mariés d’office : ce qui fait que nous nous sommes retrouvés mariés sans avoir voulu l’être. Hans ainsi a pu demander le front, d’où il m’a dit qu’il ne reviendrait pas. Il a eu le sort qu’il appelait de tous ses vœux. Nous n’avons qu’un devoir, être heureuses pour lui. (elle pleure, et se détourne pour essuyer ses yeux)

Greta Schroeder.- (lui serrant les épaules) Nos vies sont des désastres.

Un silence. Traudl Junge, Greta Schroeder, Marlène von Exner débarrassent, font la vaisselle.

Marlène von Exner- (qui ne cesse de regarder la porte) Et s’ils oublient de le libérer ?

Greta Schroeder.- Un militaire oublier un militaire dans une prison militaire ? L’armée est un arbre à cames : ça ouvre et ça ferme les soupapes automatiquement.

Entre Fritz Dargès, Greta Schroeder fait un signe à Marlène von Exner : voyez que j’ai eu raison.

Fritz Dargès.- Bonjour.

Personne ne lui répond. Il s’assied sur une chaise, près de la porte.

Traudl Junge.- Il paraît qu’on a fait la forte tête ? Est-ce que le rebelle sait que, si les barreaux sont de son côté, ils sont aussi du nôtre ?

Fritz Dargès.- Pardonnez-moi. Le lieutenant, sans me consulter, m’avait nommé ordonnance d’un lieutenant-colonel SS. Je suis aide de camp au service du Führer, non bonne à tout faire au service d’un officier, même supérieur, même SS. J’ai refusé. Pour refus d’obéissance, j’ai été puni de 15 jours de prison.

Greta Schroeder.- Enfin quelqu’un décolle de la masse gluante. Au moins avec vous, on n’a pas les doigts qui collent. (Traudl Junge sourit)

Fritz Dargès.- Si certaines approuvent, certaine autre oppose un silence désapprobateur.

Marlène von Exner.- L’obéissance est le ciment de la nation. Si chacun se mettait à désobéir, le bâtiment tomberait en ruines.

Fritz Dargès.- Je ne pouvais pas ne pas agir comme j’ai agi. C’aurait été au-dessus de mes forces.

Marlène von Exner.- Cela me fâche, que vous ne voyiez pas les choses comme moi,.. .. mais je ne suis pas trop malheureuse d’être fâchée.

Greta Schroder.- Pardonnez-nous.

Sortent Traudl Junge et Greta Schroder, avec leurs plateaux.

Fritz Dargès et Marlène von Exner restent assis loin l’un de l’autre comme ils étaient, parallèlement et ne se regardent pas.

Marlène von Exner.- Lorsque la cuisinière a fini sa gelée de coings, elle attend qu’elle ait refroidi, et puis elle penche un pot, pour voir si la gelée a pris. Il a suffi de certains quinze jours, pour que je m’aperçoive que j’étais prise.

Fritz Dargès.- Dans ma cellule, mes yeux n’avaient pour se distraire qu’une unique image. Certains yeux, eux sont libres, je me disais. Tant d’images doivent se succéder dans ces yeux-là que tu dois craindre qu’ils aient oublié la tienne.Un silence.

Marlène von Exner.- Le silence est un hommage que la parole rend aux sentiments.

Fritz Dargès.- La parole est maladroite, exagérée. Le silence est leur seul juste langage. Un silence.

Marlène von Exner.- A la fenêtre du wagon, le regard suit distraitement les fils téléphoniques tendus le long de la voie, entre les poteaux : l’œil les suit, les fils s’approchent, s’éloignent, se rapprochent, se re-éloignent, mais ils ne se joignent pas, ils ne se touchent pas.

Fritz Dargès.- N’existe pour quelqu’un ici que quelqu’un là-bas, et le reste entre et autour n’existe pas. La mise au point de l’appareil photo est négligée, elle, au centre de la photo, est nette, tout le reste autour est flou.

Un silence.

Fritz Dargès.- (se levant) Muet et aveugle, sa vue et sa parole ont désaltéré se soif. Le voilà remis.

Marlène von Exner.- Sa parole et sa vue ont rassasié sa faim. La voilà rétablie. S’incline et sort Fritz Dargès.

 

Le bureau de Hitler, dont la porte est ouverte, les 2 SS étant de part et d’autre. Entre Bormann, tenant une feuille entre les mains.

Bormann.- Dieu sait que votre santé m’est chère, et que je sais comme Melle von Exner veille jalousement sur elle.. .. A cause de sa foi hitlérienne sans faille et de son savoir diététique, malgré l’ignorance où vous étiez de ses origines, vous l’aviez engagée de confiance. Le hasard des choses veut que dans sa recherche dans l’intérêt des familles, le SD de la SS ait retrouvé trace des parents de sa grand mère. Ils étaient tous les deux de race juive. Mlle von Exner est 1/4 juive.. .. Mais périssent les principes plutôt que la diététicienne du Führer.

Hitler.- (corrigeant) Mais périssent les principes plutôt que le faible du Reichsleiter pour la diététicienne du Führer.

Bormann.-Quel nazi, Führer, serai-je si un faible venait affaiblir ma foi. .. .. Ce qui m’ennuie, c’est que le SD, qui veille à la stricte application de la loi raciale, épie ce que vous allez faire, et avec lui toute la chaîne policière. Si le Führer n’obéit pas à sa propre loi, quel Allemand se sentira tenu de lui obéir ?

Hitler.- Vous avez raison. Nous ne pouvons pas tolérer cela…(après un silence) .. Renvoyez-la. Faites-le, vous. Qu’elle parte sur l’heure. Je ne supporte pas l’idée de la croiser dans le couloir. Imaginez si ses yeux fixaient les miens, quelle torture ce serait. Ils me crucifieraient. .. (Bormann s’éloignant)..Bormann. Lointains, les êtres sont des chiffres et des statistiques, proches, ce sont un visage, des yeux. Celui qui fait la loi, peut suspendre pour lui la loi. Lorsque Melle von Exner sera à Vienne, vous lui ferez donner un livret de pureté raciale à elle et à sa famille.

Bormann.- Votre faiblesse pour elle ordonne, ma faiblesse pour elle obéit.

Sort Bormann.

 

 bureau de Bormann. On frappe, Bormann : herein, entre Marlène von Exner.

Marlène von Exner.- Vous m’avez fait demander.

Bormann.- (allant et venant) Melle von Exner, je vous rappelle certain entretien lointain, au cours duquel, en me dominant, je vous ai demandée en mariage. Quelle n’a pas été ma stupéfaction : sans réfléchir de qui venait la demande et à qui elle était adressée, vous m’avez répondu que pour vous la saison de la jeune fille était la plus belle des saisons, que vous ne vous imaginiez pas témoigner à l’égard des hommes autre chose que de la camaraderie. Quand je vous ai demandé si vous ne vouliez pas un jour avoir des enfants, vous m’avez répondu, que vous imaginiez plus volontiers ne pas en avoir qu’en avoir, qu’assez de femmes pourvoyaient au remplacement des générations. Je vous laisse à penser le crachat à la figure que cela a été pour moi. La joue m’en tire encore… .. (un silence) .. .. D’après mes sources, depuis quelque temps, vous témoignez envers certain, autre chose que de la camaraderie. Ce qui offense particulièrement le Reichsleiter, c’est que votre choix s’est porté sur un petit aide de camp, quelqu’un qui porte des manteaux, qui recule et avance des chaises, qui ouvre et ferme des portières. .. .. Quelque chose va vous contraindre de témoigner à l’égard de l’aide de camp la même camaraderie que vous aviez témoignée à l’égard du Reichsleiter. .. .. Soyez heureuse pour votre identité. Le parti a retrouvé trace des parents de votre grand mère. Hélas pour votre santé, ils étaient juifs.. .. Vous savez que pour cette espèce de contagion, la quarantaine est obligatoire. Par voie de conséquence, le Führer a ordonné que vous fassiez votre valise sur le champ, et que vous retourniez à Vienne dans l’heure. Sans livret de pureté raciale, vous savez d’autre part, dans quelle espèce de maison de santé, vous serez affectée, vous et votre famille. .. .. Vous pouviez penser qui, du Reichsletiter et de la cuisinière devait avoir le dernier mot..

Il lui tourne le dos. Sort Marlène von Exner.

 

La salle des secrétaires. Traudl Junge, et Christa Schroeder tapent à la machine. Entre Marlène von Exner.

Marlène von Exner.- Ne m’approchez pas, je suis contagieuse. Bormann a retrouvé les parents de ma grand mère : ils étaient juifs. Me voilà contaminée.

Greta Schroeder.- (allant vers elle) Je savais que vous aviez une touche d’autre chose. Vous ne pouviez pas être de la même vulgaire race que Bormann. C’est confirmé. (elle l’embrasse)

Marlène von Exner.- Mesures prophylactiques édictées : une, il faut que j’aie quitté le bunker dans une heure ; deux, le livret de pureté raciale nous est ôté à moi et à ma famille. En conséquence, mon frère aîné ne pourra plus participer à son cabinet de consultations, mon jeune frère ne pourra pas s’inscrire à son école d’officiers, ma sœur ne pourra pas s’inscrire à l’Université, et je ne pourrai pas reprendre mon poste de diététicienne à la clinique. Vous vous doutez enfin dans quel établissement Bormann veut nous hospitaliser.

Traudl Junge.- Ca, ça ne se fera pas, je vous jure. (elle ôte de la machine la feuille qu’elle était en train de taper, en place une blanche, et se met à taper) Devinez pourquoi certains sujets ne sont jamais abordés en notre présence. Il est trop soucieux de sa réputation auprès de ses secrétaires. Je tape la scène que vous avez eue avec Bormann, et je glisse ma lettre dans le courrier du Führer.

Marlène von Exner.- Merci pour le geste. Adieu.

Greta Schroeder.- Marlène. Fritz Dargès ?

Marlène von Exner.- J’en fais le deuil avant qu’il fasse le mien.

Sortent Marlène von Exner, Greta Schroeder qui la suit, puis Traudl Exner avec sa feuille tapée.

Rentre Traudl Junge, qui laisse la porte ouverte et attend.

La voix de Hitler.- (hurlant) Bormann.

On entend des pas pressés, une porte claquée. Au bout d’un instant, paraît Bormann.

Bormann.- (à Traudl Junge) Vous vous croyez hors d’atteinte, vous et votre famille ?

Traudl Junge.- (tout en tapant et lisant ce qu’elle tape) hors d’atteinte, vous et votre famille point d’interrogation Elle attend pour continuer à taper qu’il continue.

Voyant qu’il se tait, elle tire la feuille de la machine, se lève, va à la porte.

Bormann.- Comprenez que j’ai eu un mouvement d’humeur, Mme Junge. Un homme de mon rang n’a pas l’habitude qu’on le contrecarre..(Traudl Junge garde sa feuille en l’air) ..Je vous donne ma parole que je m’assurerai que Melle von Exner et sa famille aient leur livret de pureté raciale. Promettez-moi que vous ne lui direz rien.

Traudl Junge.- J’attendrai confirmation de Melle von Exner.

Bormann.- Elle vous le confirmera.. .. Patientez jusqu’à ce qu’elle soit à Vienne.. .. Je vous saurai gré. Sort Bormann en s’inclinant.

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