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1. Le Palais de Justice de Colmar. A l’ écart, l’inspecteur, qui a en mains des journaux, et le 2ème inspecteur.
L’inspecteur.- (ouvrant les journaux) Ces journaux sont très instructifs. Non pas sur Kueny, mais sur les journaux et les journalistes. (lisant) Le Vampire de la Hardt, le Vampire de Mulhouse, Le Suceur de Sang, Hanté par des pulsions maléfiques, Le monstre bascule dans l’horreur, Sous le petit homme pâle se cachait une bête féroce. Sous couvert d’être horrifiés, les journalistes vous décrivent par le menu des crimes les détails les plus horribles, avec une gourmandise atterrante. Ils en ont l’eau à la bouche.
Un silence.
Le 2ème inspecteur.- Dis plutôt qu’ils allèchent le public pour faire monter les tirages.
L’inspecteur.- C’est plus à leur honneur ?
Ils montent dans le Palais de Justice.
2. A l’intérieur du Palais de Justice, une foule, contenue par des barrières, et des gendarmes. Au premier rang, M. Toillon, père de Jeannine, la fillette violée et assassinée par Kueny, est entouré de journalistes.
M. Toillon.- Ma fillette était une enfant naïve, confiante. Je n’ose imaginer ce que son assassin lui a fait subir, mais moi, j’imagine très bien ce que je ferai subir à son assassin. Si je l’avais entre les mains, je m’amuserais de lui, comme il s’est amusé d’elle. Je m’occuperais de ses parties : il jouirait, c’est moi qui vous le dit.
Une porte s’ouvre. Paraissent des gendarmes, au milieu Kueny menotté : la foule bouscule les barrières, le groupe essaie de se frayer un passage.
M. Toillon.- (fort, à Kueny) La guillotine est trop douce. Avec moi, tu te sentirais partir, et revenir, et repartir : je te garantis que je prendrai garde, que tu n’en finisse pas de passer.
Un de la foule.- Moi, je te clouerais comme un porc par la cheville à la poutre de ma grange, je t’ouvrirais vivant du pissat au sternum, je te sortirai tes boyaux, et sous tes yeux, vivants, je les donnerais à manger aux chiens.
Un deuxième de la foule.- Moi, je t’empalerais vivant sur un fer rouge, en te tournant je te visserais lentement dessus, et je jouirais du spectacle.
De la foule, des poings tendus, des voix.-Vampire. Suceur de sang. Violeur de fillettes. Assassin.
Le groupe parvient à sortir par une porte de côté, qui se ferme devant la foule en colère.
3. Le commissariat de police. Le bureau de l’inspecteur. L’inspecteur et le 2ème inspecteur. Entrent avec brusquerie quatre paysans, dont les deux premiers, armés l’un d’un fusil de chasse, l’autre d’un couteau de chasse, tiennent solidement au bras un jeune ouvrier agricole, pauvrement vêtu.
Un paysan.- Cette pourriture essayait d’acheterdeux de nos petites filles avec des bonbons. Il s’appelle Bohm.
Entrent avec la même brusquerie, 5 vignerons, armés de serpes et de couteaux, dont les deux premiers tiennent solidement au bras un vieil homme, aux habits déchirés, qui, apparemment a été lynché.
Un vigneron.- On a pris ce détritus en train d’acheter deux de nos fillettes avec une montre.
L’inspecteur.- Nous allons prendre vos dépositions.
Les deux groupes sortent.
Le 2ème inspecteur.- La boîte est ouverte…
L’inspecteur.- Plus je vais, plus je trouve étonnant que dans nos villes, tant de peuple si serré, si entassé se laisse si facilement dresser à retourner leur violence contre eux, au lieu de la tourner contre les autres, comme il serait plus logique.
Le 2ème inspecteur.- Veux-tu que je te dise mon avis ? Tu t’expliques trop Kueny, et en te l’expliquant, tu l’excuses.
Ils sortent.
4. La prison de Mulhouse. La cellule de Kueny. Kueny, recroquevillé dans un coin, le visage tuméfié, tenant une jambe. La porte est déverrouillée, est ouverte : le directeur paraît sur le seuil.
Le directeur de la prison.- J’espérais que le violeur et l’assassin de petites filles aurait le dernier petit honneur de se faire oublier, tellement des êtres de votre sorte sont la honte de l’humanité. Mais il a fallu qu’il se rappelle au monde… … Une harpie, au bec crochu, aux griffes aiguës, qui a de qui tenir, puisqu’elle est votre sœur, excite la presse, remue ciel et terre, fait un tohu-bohu incroyable, alerte le Conseil d’Etat : elle accuse la direction de la prison de vous interdire de parloir. Si le violeur de fillettes ne veut pas que le directeur de la prison le livre tout vif aux mains des autres détenus, je lui conseille d’accepter de voir sa harpie de sœur… ….(au chef des surveillants qui se trouve à côté de lui) Il accepte.
Le directeur sort, la porte se referme, est verrouillée.
5. La prison de Mulhouse. Le parloir. Entrent d’un côté Anne, puis de l’autre Kueny, qui s’assiéent de part et d’autre de la grille. Anne regarde Kueny de tous ses yeux, Kueny baisse les siens. Au bout d’un moment.
Anne.- … ..Tes crimes, sont mes crimes. Tu n’as été criminel avec d’autres, que parce que tu n’as pas osé l’être avec moi. Tu aurais voulu me violer, moi je ne rêvais que de ça, mais tu as tellement craint que je ne t’en aimerais plus que tu t’es tourné vers d’autres. Bénis soient tes crimes, mon René, ce sont pour moi autant de preuves d’amour.
Un silence.
Anne.- J’ai quitté le couvent. . … Je m’emprisonne dans ma chambre, comme ils t’enferment dans ta cellule. Toi m’ôté de la bouche, mon René, je meurs. Ma vie s’amaigrit de ce que s’amaigrit la tienne… … Bravons dieux et hommes. Que les longues fiançailles chastes se couronnent par le bienheureux inceste. Printemps c’est belle et ultime saison. Premières amours sont dernières. Premier amour partagé est le plus haut. Que la première, dernière, unique extase nous enlève, suprême épectase. Inceste pur, non chaste enfin. Amour interdit permis. C’est mourir, pour un frère et une sœur, qu’aimer et être aimé, en fille et en garçon.(Le gardien de prison d’une clé de son trousseau toque plus coups à la porte) A notre proche nuit de noces, mon René.
Anne s’approche de la grille, Kuney s’approche d’elle, tous les deux osent à travers la grille se toucher les mains, presser leurs corps habillés l’un contre l’autre. Tous deux ferment longuement les yeux. Ils se tournent, sortent chacun de leur côté.
6. La cellule de Kueny. Kueny.
Kueny.- (off) Qui seul peut remettre tes horribles crimes ? Celui-là seul, à qui pouvoir a été donné de remettre.
La porte est déverrouillée, s’ouvre : l’aumônier apparaît, se tient devant le seuil, muet. La porte sur lui est refermée. Kueny se jette à genoux.
Kueny.- L’immonde René Kueny ose souiller de sa vue le saint prêtre, le ministre sacré de Jésus-Christ.
L’aumônier.- Que mon troisième ordre majeur et ma soutane ne vous fassent pas illusion, Kueny. Je suis un homme comme vous.
Kueny.- (restant à genoux) Que j’aie de remords, mon père, de m’être chassé, par mes péchés, du Paradis Terrestre.
L’aumônier.- Si le berger parvient à retrouver la brebis perdue, en vérité, je vous le dis, il tire plus de joie d’elle, que des 99 autres qui ne se sont pas perdues.
Kuney.- Comment Notre Seigneur pardonnerait-il à quelqu’un qui l’a tant offensé ?
L’aumônier.- Comment celui qui est tout amour, ne cèderait-il pas à l’amour ?
Kuney.- Le ministre de Jésus-Christ accepte-t-il d’entendre le violeur assassin en confession ?
L’aumônier.- Il l’en prie.
L’aumônier s’assied sur la couche, Kueny est à genoux à côté de lui.
L’aumônier.- Bénissez-moi mon père parce que j’ai péché.
Kueny.- Bénissez-moi, mon père parce que j’ai péché.
L’aumônier fait le signe de croix sur Kueny, tend l’oreille, Kueny approche sa bouche, se confesse longuement.
L’aumônier.- (enfin, faisant un signe de croix) Ego te absolvo a peccatis tuis, in nomine Patris et Filli, et Spiritus Sancti… …Il y a une grande joie parmi les anges de Dieu, lorsqu’un seul pécheur fait pénitence…(L’aumônier pose ses deux mains sur la tête de Kueny) Vos péchés vou sont remis. Allez en paix, mon fils.
L’aumônier quitte la cellule.
Kueny.- (à genoux, le visage heureux) Quel bonheur, d’avoir l’âme, comme une chemise blanche frais repassée, que l’on met le dimanche pour aller à la messe.
Il sort de dessus sa chemise l’enveloppe COUVENT, l’ouvre, sort la photo d’Anne adolescente, usée, craquelée, jette l’enveloppe, baise Anne au front, replace la photo sous sa chemise, le côté Anne contre sa peau, referme sa chemise, et de la main, presse à travers la chemise, la photo contre lui.
7. La cour d’assises de Colmar. La foule dehors, contenue dans les barrières. Arrivent cars avec gendarmes, fourgon transportant Kueny, voiture amenant les deux inspecteurs. Du fourgon descend Kueny, encadré par des gendarmes.
Une voix.- Qu’on me le remette. Je trancherais son attirail en petites rondelles comme un salami, et je le lui ferais avaler.
Un quatrième.- Je te nouerais ton membre avec une ficelle, pour que tu meures de ne pas pouvoir pisser.
Un quatrième.- Moi, je lui nouerais son service trois pièces solidement avec une corde, j’attacher la corde au licou de mon cheval, et je le traînerais tout nu par toute la ville.
La foule.- (poings levés, hurlant) Une mort longue. Violeur. Assassin. Vampire. Suceur de sang.
Le groupe parvient à entrer dans la Cour d’Assises, la foule s’engouffrant derrière lui.
Les deux inspecteurs entrent dans la Cour d’Assises.
8. La salle du procès. Jugement en huis clos. Juges, jurés, avocat général, avocat, parties civiles, Kueny.
L’avocat.- .. ..(terminant sa plaidoirie) .. .. Vous représentant, MM. Les jurés, la longue suite de châtiments que René Kueny a souffert depuis sa naissance, qu’il a en somme expié, par avance, les crimes qu’il a commis en fin, je vous demande de lui épargner le châtiment suprême. Il a été inhumain à cause des conditions de sa vie inhumaines : vous qui vivez dans des conditions de vie humaines, soyez humain Ne prononcez pas la peine capitale.
Le juge.- Accusé Kueny, la loi vous autorise à parler, si vous le désirez.
Kueny.- (se levant, la tête droite) Mon avocat a joué son rôle d’avocat, je jouerai le mien. Ma vie fait un tout d’une seule tenue, comme une belle statue est sculptée dans un seul bloc de marbre. J’ai débuté ma vie en vivant ma vie, j’ai vécu ma vie en vivant ma vie, j’achève ma vie en vivant ma vie. Je suis né criminel, j’ai vécu criminel, je m’achève criminel. Depuis que je suis, j’ai été, et, jusqu’à l’instant où je ne serai plus, je suis. Je n’ai aucune circonstances atténuante. Je réclame comme un droit la peine capitale comme un droit.
Il se rasseoit,
Le juge.-L’avocat général, l’avocat, l’inculpé ayant parlé,le jury est invité à se retirer pour délibérer.
Le jury se retire.
Au bout d’un court temps, le jury réapparaît.
Le juge.- Le jury est prié de prononcer son verdict.
Le 1er juré.- A la question : l’inculpé a-t-il été jugé responsable de ses actes, la réponse est : oui. A la question : bénéficie-t-il de circonstances atténuantes, la réponse est : non. En conséquence, l’inculpé est condamné à la peine capitale.
M. Toillon.- (se levant, criant) La guillotine est un éclair indolore, un saut rapide. Quand on sent qu’on passe on a déjà passé. (le juge frappe frénétiquement son bureau de son marteau) Le jugement est injuste. Il y a disproportion entre le crime et le châtiment. Je proteste.
Le juge.- La séance est levée. Gendarmes, évacuez la salle.
La salle est évacuée.
9. La prison. La cellule de Kueny. La porte est déverrouillée, l’inspecteur entre.
L’inspecteur.- Soyez fort, Kueny, votre recours en grâce est rejeté.
Un silence.
L’inspecteur embarrassé, a quelque chose à dire, mais il hésite.
L’inspecteur.- Votre maman m’avait chargé d’un message pour vous. J’avais refusé de grever vos lourdes souffrances d’une souffrance de plus. Mais votre maman m’a dit que cette nouvelle souffrance serait un baume pour vous.
Kueny.- Croyez-en ma mère.
L’inspecteur.- La flamme vacillante, se détachait de la mèche, s’envolait, mais la mèche la rattrapait. .. ..La flamme bleue vient de s’éteindre. … … Votre sœur Anne n’est plus.
Kueny tourne le dos, fait face à la lucarne, lève le visage vers le ciel, presse sa main sur son coeur.
10. Mulhouse. Le soir, la place devant la prison. L’éclairage public s’allume. Un peloton de gendarmes arrive, délimite le quadrilatère, où sera montée la guillotine. Des gens commencent à arriver, à occuper les meilleures places, à s’installer.
2 heures du matin. Sous l’éclairage public, les gens pique-niquent. D’autre monde arrive. Certains montent aux arbres. D’autres montent sur le toit plat d’une usine désaffectée.
3 heures et demie du matin. Un fourgon du ministère de la justice entre dans le quadrilatère, s’arrête. En descendent deux ouvriers, qui ouvrent l’arrière du fourgon. Rapides, efficaces, ils montent la petite estrade qui fait la base de la guillotine, puis les deux montants de la guillotine, qu’ils laissent lâches, glissent dans les rainures la lunette, puis le couperet, qu’ils laissent en position basse, serrent les deux montants l’un contre l’autre étroitement, posent la planche sur laquelle sera ligoté Kuney, posent à côté un bandeau, 4 cordes, placent du côté où la tête tombera un panier à demi plein de sciure, à côté du plancher une malle en osier, à demi pleine de sciure, qu’ils laissent ouverte. Ils reviennent au fourgon, qu’ils garent de long du mur de la prison.
Dans la prison, la cellule de Kueny, qui dort profondément. La cellule est déverrouillée, entrent les deux inspecteurs, Deibler, ses deux aides. Kueny se réveille, heureux, voit tout ce monde, se réveille, se lève, fait sa toilette, s’habille,
Deibler.- Pas de cravate, s’il vous plaît.
met souriant, en cachette un tout petit œillet blanc à la boutonnière.
Ils sortent.
Dans la prison, une salle, avec une chaise et une table. Kueny est invité à s’asseoir. Deibler se saisit sur la table d’une paire de ciseaux, coupe largement le col de la chemise, puis les cheveux sur le cou. L’inspecteur ne quitte pas la scène des yeux, mais le deuxième inspecteur se détourne pour ne pas voir.
Devant la prison. Paraissent les deux inspecteurs. L’inspecteur se place, en retrait, du côté où la tête tombera, l’autre le suit le visage tendu. Deibler paraît, va à la guillotine, place le couperet en position haute, essaie le dispositif, qui abat le couperet, replace le couperet en position haute, rentre dans la prison. Les gens s’amassent du côté où la tête tomber.
L’inspecteur.- (au 2ème inspecteur) Dans la salle de concert, les dames se placent du côté du clavier, pour bien voir le jeu du pianiste. (regardant la foule) La loi veut donner une leçon aux gens, mais la réalité, c’est qu’elle leur offre à la régalade un crime de sang froid. Moralité publique, c’est immoralité publique.
L’inspecteur s’approche pour voir au mieux.
Le 2ème inspecteur.- (tournant le dos) Comment peux-tu ?
L’inspecteur.- Je veux voir les conséquences de mes actes.
Le 2ème inspecteur.- Tes actes sont eux-mêmes les conséquences de l’application de la loi.
L’inspecteur.- Mais c’est moi qui ai donné à la loi de s’appliquer. J’obéis à la loi, mais je refuse de lui obéir en aveugle.
Le 2ème inspecteur.- Et moi je refuse de m’y sentir pour quelque chose.
L’inspecteur.- (du menton montrant la guillotine) Je n’y suis pour rien, mais j’y suis pour tout quand même. …. …Déjà court, ils raccourcissent encore. Pauvre Kueny.
Le 2ème inspecteur.- (avec force, en donnant un coup de poing à l’inspecteur) Pauvres fillettes.
La porte s’ouvre. Sortent Deibler ses trois aides, dont l’un avec un seau plein d’eau, un balai brosse et une serpillière ; Kueny menotté, encadré de gendarmes. Deibler se place à côté du dispositif . Kueny monte sur l’estrade, les deux aides lui bandcent les yeux, ligotent les bras avec le corps, ôtent les menottes, ligotent les cuisses ensemble, les pieds ensemble, le couchent sur la planche, basculent la planche, le cou , arrêté par les épaules se place de lui-même sur le bas de la lunette, Deibler rabat le haut de la lunette. A ce moment-là on entend un rire
Le 2ème inspecteur.- Tu as entendu ? Kueny a ri.
.. .. Je t’assure : il a ri.
Deibler actionne le dispositif, le couperet tombe coupe la tête de Kueny, qui tombe dans le panier, le sang jaillit par à coups de moins en moins forts, les deux aides portent le corps qu’ils déposent dans la malle, ils y déposent aussi le panier contenant la tête, ferment la malle en osier, transportent la malle en osier dans la prison.
L’inspecteur.- Pour lui, la mort est derrière lui, pour nous, la mort est devant.
Le 2ème inspecteur.- Pourquoi tu t’acharnes contre moi ?
Le troisième aide nettoie le sang sur le couperet, sur la lunette, sur l’estrade.
Les conducteurs du fourgon du Ministère de la Justice conduisent le fourgon près de la guillotine, la démontent et la rangent dans le fourgon. Le fourgon s’en va. Le peloton de gendarmes, au commandement se met en rangs, sort au pas. Dans le quadrilatère libéré, des gens, se bousculant trempent leur mouchoir dans l’eau rougie. Les inspecteurs se détournent nauséeux. Et s’éloignent.
Plus loin.
L’inspecteur.- J’ai faim. Ma femme m’attend pour petit déjeuner. Je vais me régaler d’un grand café au lait avec du pain paysan grillé beurré.
Le 2ème inspecteur.-(hochant la tête, dégoûté) Tu me scandaliseras toujours.
L’inspecteur s’en va d’un pas alerte, en regardant les maisons, les arbres. Le 2ème inspecteur le regarde s’éloigner, en hochant la tête.

