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** Comment dans le “Mémorial de Ste Hélène”, Napoléon Bonaparte innocente Robespierre et célèbre la Révolution.

1. * sur Robespierre.

“L’Empereur pensait que Robespierre était le vrai bouc émissaire de la Révolution, immolé dès qu’il avait voulu entreprendre d’arrêter la Terreur en sa course. [...]Lorsqu’ils eurent connaissance du projet de Robespierre d’arrêter la Terreur, les Terroristes, Billaud-Varenne, Collot d’Herbois frémirent de voir la fin du gouvernement révolutionnaire ; ils se réunirent à tous les représentants qui, dans leurs missions, avaient fait couler le sang, tels que Tallien, Barras, Fréron, et lorsque Robespierre laissa entrevoir à la tribune qu’il fallait que le régime des proconsuls se terminât, qu’il fallait faire justice des hommes impurs, qui avaient rendu la Révolution odieuse dans les provinces, il trouva l’échafaud. [...] Robespierre se plaignait souvent qu’on le rendait odieux en mettant sous son nom tous les massacres qui se commettaient. 

Mais ce que les Terroristes n’avaient pas pensé, c’est que la nation, qui, par leurs menées,  attribuait tous les assassinats à Robespierre, cria que la journée du 9 Thermidor, qui avait été contre Robespierre,  avait donc été contre la Terreur, et que par conséquent la Terreur avait à finir.

Ce fut ainsi que malgré elle, finit la Convention.”

 

2. ** sur la Révolution

“La Contre-Révolution doit inévitablement se noyer d’elle-même dans la Révolution. Il suffit à présent de l’atmosphère des jeunes idées pour étouffer les vieux féodalistes ; car rien ne saurait désormais détruire ou effacer les grands principes de notre Révolution ; ces grandes et belles vérités doivent demeurer à jamais, tant nous les avons entrelacées de lustre, de monuments, de prodiges. [...] Sorties de la tribune française, cimentées du sang des batailles, décorées des lauriers de la victoire, saluées des acclamations des peuples, sanctionnées par les traités, les alliances des souverains, devenues familières aux oreilles comme à la bouche des rois, elles ne sauraient plus rétrograder.  Elles vivent dans la Grande-bretagne, elles éclairent l’Amérique, elles sont nationalisées en France : voilà le trépied d’où jaillira la lumière du monde. Elles le régiront ; elles seront la foi, la religion, la morale de tous les peuples.”

 

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