Théâtre Républicain
1. Nous vivons une époque magnifique. L’homme, la première fois depuis qu’il est apparu sur la terre, n’est plus asservi, ni de corps, ni d’esprit, ni d’âme, à rien, ni à personne. De lui-même, il est libre d’une liberté totale : rien, ni personne, ni homme providentiel, ni dieu providentiel n’a plus l’idée d’user de la force physique ou morale pour l’assujettir. Cette liberté effraie les esprits faibles, qui se sentent égarés. Redoutant d’être seuls maîtres à bord, de penser par eux-mêmes et d’agir selon leur seule pensée, ils préfèrent donner procuration de leur vie à un homme, à un parti, à une philosophie, à une secte, à une Eglise. Mais quel plus bel état, pourtant qu’être maître de soi, penser par soi-même, agir selon sa seule pensée ?
2. Cependant, tous étant égaux à tous, et en raison des milliards d’hommes qui nous entourent, cet homme moderne que nous sommes, libre, mais isolé, éprouvons à cause de notre solitude, amertumes, souffrances, désespoirs. Il appartient au théâtre moderne de mettre en scène les idées et les sentiments de cet homme moderne-là.
3.Le théâtre est l’image de l’homme. La scène représente son for intérieur : les débats contradictoires qui habitent son for intérieur, sont les débats mêmes qui doivent habiter la scène du théâtre. Le théâtre doit s’honorer en plus d’être un art, d’être utile.
4. Aussi, si Jean Vilar entendait, par Théâtre Populaire, mettre le théâtre classique à la portée du peuple, nous pensons, nous, que le moment est venu de donner au Théâtre Populaire son vrai sens : un théâtre, qui mette en scène le peuple, c’est à dire : nous.
Les pièces de théâtre des Anonymes associés sont libres de tous droits, à la représentation et à l’édition, pour les troupes de théâtre d’amateurs. Seul leur est demandé d’aviser les Anonymes associes, du lieu et de la date de la représentation et de l’édition.
Des droits sont en revanche demandés, et pour la représentation et pour l’édition, aux troupes de théâtre professionnelles.
Prochaine pièce de théâtre/scénario : Charles-Antoine cherche la serrure. (février 2010)